Pourquoi ce blog

10 mai 2008

Pas plus riche que beaucoup, j’avais jusqu’à présent eu des occasions assez âgées. J’ai eu toutefois deux autos neuves, une R4 TL en 1976 et une Austin Allegro 1.5 HL en 1980. Je du me débarrasser des deux rapidement pour des raisons différentes, la R4 rouilla sur pied en moins de 4 ans et l’Allegro dévorait son embrayage régulièrement tous les 10 000 km ! Près de 30 ans plus tard je décidai de réitérer l’expérience et d’acheter une nouvelle voiture neuve en faisant confiance à la sacro sainte démarche qualité de ce début de siècle (on écrit ce que l’on va faire, on fait ce qu’on a écrit, on écrit ce qu’on a fait, merci bien on connaît le refrain…) et mon choix se porta sur la Logan break dans sa version essence de base bien décidé à ne pas gaspiller mes maigres économies dans une caisse bourrée de gadgets tous plus inutiles que coûteux.

Bien que le site de Dacia et les brochures papier donnent un descriptif assez détaillé des prestations offertes par la Logan de base, j’ai cherché en vain différents renseignements qui au final s’avérèrent impossible à trouver malgré l’appui d’Internet et des nombreux blogs et forums sur cette auto.

Voilà donc pourquoi j’ouvre ce blog pour y décrire la Logan MCV 1.4 MPI en version Logan, c’est-à-dire la version de base à 8 900 euros TTC début 2008.

 

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La livraison

Pour commencer, et bien que ce ne soit pas là mon propos, voici un bref topo sur le déroulement de la commande et de la livraison. Commandée fin décembre 2007, ce modèle avec 179 g/km deCO² est donc frappé du nouveau malus écolo de 750 euros. A la commande le concessionnaire m’a annoncé comme date de livraison le 30 avril, ce délai a été respecté avec même 8 jours d’avance. La voiture m’a été livrée parfaitement préparée, lavée, gravée antivol avec deux porte-clefs Renault et une bouteille de vin de Champagne en prime (J’en connais qui se sont achetés une petite italienne à la mode puis une japonaise qui swingue sur le mode sexy qui n’ont eu droit par deux fois qu’à 20 euros de réduction sur des tapis de sol pour une bagnole à 17 000… de plus lesdits tapis valent 12 € chez Lidl) Il manquait juste le cendrier baladeur même cet oubli minime fut réglé rapidement et comme je ne fume pas……

La prise en main

Ben, pas grand chose à dire. Un gabarit peut-être un large mais j’ai eu une CX et un break Mercedes 300 TD (tiens, il n’y aurait pas d’accent à Mercedes !). L’assise est un peu plus haute qu’un vl habituel et on se croirait un peu dans un Kangoo ou un Berlingot, moi ça me va, c’est parfait quand on n’a plus 20 ans et que le dos est moins souple qu’avant, pas besoin de chausse-pied pour entrer ni de tire-bouchon pour s’extraire, le terme descendre de voiture reprend tout son sens (par contre l’italienne citée ci-dessus… et ce n’est pas une Ferrari bien que du même groupe).

Bon un coup démarreur et ça part au quart de tour, le démarrage codé ne fait pas la tête et nous fout la paix contrairement à celui très en vogue il y a quelques années du petit zizi qu’il fallait mettre dans le machin.

Le premier départ

La pédale d’embrayage s’enfonce assez loin mais sans mollesse ni effort excessif, un coup de première ; ah ! les boîtes Renault, quel plaisir je n’en avais pas eu depuis longtemps mais quel bonheur, ça passe proprement, sans à-coup ni craquement et ça tombe pile à la bonne place. Et puis j’embraye avec une petite crainte : le 1.4 de 75 ch va-t-il sans sortir sans se ridiculiser ? Et alors là un beurre, ça part souplement, sans avoir besoin de faire gicler l’aiguille du compte-tour, bon la charge du break n’est pas bien grosse, le chauffeur (1 KN tout de même) et le fiston mais tout de même 1 165 kg de masse à vide, on est loin d’une R19 ou d’une ZX (ouais, j’ai 15 ans de retard mais je m’en moque…)

La seule surprise vint de la direction non assistée ; sa démultiplication, assez importante me semble-t-il, surprend un peu lorsqu’il faut tourner à l’équerre mais on s’y fait très bien. Et miracle ! Elle n’est pas lourde comme le furent celles des R18 ou 405 de l’époque qui, sans assistance, pesaient un âne mort dans les bras si on n’avait pas le gabarit Rocky.

Les tous premiers kilomètres

Déjà, pas besoin de passer à la pompe dans les 800 premiers mètres comme chez F.. ou S.., le contrat de vente prévoyait 30 euros de SP95 et même à 1,45 le litre j’ai pu aller me balader sans angoisse ; je suppose que nos amis roumains en avaient déjà mis pas mal ou alors l’avenir me dira si la jauge ment. Bref, de départementales en communales, je fis un large détour pour rentrer chez moi, profitant d’ailleurs de cette verdoyante et ensoleillée campagne lorraine. Et le résultat fut des plus satisfaisant (à mon goût), virages et côtes se sont enchaînés à un rythme normal, rien de transcendant mais sans mollir et bien plus performant que les blogs consultés pouvaient le laisser penser. C’est vrai que 75 ch ça fait pauvre aujourd’hui. Mais pour moi qui ai rêvé dans les années 70 de la Simca 1 100 TI (moteur 1 300, 83 ch, 2 carburateurs double corps, des roues fines comme des rondelles de saucissons, si vous en voyez passer une regardez bien !), j’avoue ne pas comprendre pourquoi tirer 170 ch d’un 1 400 comme sur une certaine petite allemande, je suis probablement trop vieux, mais vivant et intact.

Les premières balades

Au fur et à mesure des kilomètres cette belle impression se confirme. Les relances ne sont pas violentes mais honnêtes et la voiture reste très agréable à conduire ; sur autoroute on accélère sans problème jusqu’à 130 quoique pour l’instant je reste plus raisonnable, certes il n’y a plus de rodage moteur mais j’estime que l’on est pas à l’abri d’une roue mal serrée ou d’un organe défectueux (on écrit ce que l’on va faire, on fait ce qu’on a écrit…. voir plus haut) restons donc prudent.

 

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La vie à bord

Pour avoir connu les R4 (TL ou pas), les Etoile 6 (ma première auto), les Dyane et Acadyane et autres automobiles du même acabit je me demandais si cette Logan de base comportait de la moquette. Et la difficulté était d’en voir une car personne n’en a apparemment. Et bien, il m’a fallu attendre la mienne pour le savoir. Mon concessionnaire n’en avait jamais vu et aucun blog n’en parle, aussi je m’attendais à des tapis caoutchouc ! Que nenni, de la jolie moquette noire partout même dans le coffre, à croire que ce dernier ne serait là que pour faire beau.

Le coffre, tiens parlons-en. Pour le coup de la place il y en a. J’ai choisi le break essentiellement pour balader mes vélos et faire du jogging, par rapport à la berline le surcoût est de 1 300 euros mais sincèrement je ne les regrette pas. Tout d’abord pour se changer c’est suffisamment spacieux et haut de plafond pour se sentir comme à la maison. De plus les portes battantes sont bien pratiques et nettement préférables à un hayon lequel n’ouvre en général pas assez et retombe au bout de quelques années par vieillissement des vérins. Seuls les montants centraux gênent un peu la visibilité arrière pour le conducteur mais les larges rétroviseurs extérieurs pallient largement à ce petit désagrément. Bon, les vélos ! C’est un grand break mais par un fourgon non plus donc pas d’autre remède que de démonter une roue donc acte. L’autre solution est de démonter carrément la banquette arrière, 2 vis à ôter. En effet l’assise sur ce modèle est fixe et le dossier se rabat en un seul élément, dommage la banquette portefeuille 1/3 2/3 ne se trouve que sur les deux autres finitions, c’est peut-être le seul regret.

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Les fiches techniques donnent un pré-équipement radio partiel, en langage Renault ça veut dire : antenne et câblage ISO 2 HP avec les connecteurs, dommage que le câblage portière n’y soit pas mais bon ce n’est pas bien compliqué à réaliser.

Les sièges sont confortables quoique fermes. Les deux avant disposent d’un réglage en longueur et d’un dossier à inclinaison réglable par molette. Les réglages sont faciles à faire.
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Toutes les places ont un appui-tête aisément réglable en hauteur mais pas en inclinaison. L’arrière central est différent et manifestement adapté qu’aux enfants car il n’a que deux positions toutes deux très basses.

Les équipements de conduite

On trouve juste ce qu’il faut :

- compte-tours et compteur de vitesse à affichage analogique, distance parcourue totale et partiel avec raz numérique, horloge numérique, température eau et jauge à essence analogique par afficheur lcd, une rafale de voyants classiques, eau, huile, freins, frein à main, ABS, airbag conducteur et airbag passage déconnectable etc..
- essuie-glaces avant à plusieurs vitesses + intermittence, lave-glaces avant,

- feu anti-brouillard AR, vitre AR avec dégivrage,

- chauffage avec ventilateur 4 vitesses, pas de recyclage air habitacle. La puissance du chauffage semble bonne pour un aussi grand volume, à suivre aux premiers frimas….

Cinq ans plus tard…… Me revoilà cinq ans après.  Toujours avec la même voiture qui a maintenant 100 000 bornes et jamais le moindre souci sauf deux ampoules de phare avant.  La consommation moyenne s’établit à 6,6 l/100km avec pas mal d’autoroutes et un jeu de 4 pneumatiques à 70 000 km, bien sûr il faut ajouter les trois révisions 30 000, 60 000 et 90 000 et courrier de distribution et turbine de pompe à eau. Et c’est tout alors qui dit mieux ?

Allez, à dans 5 ans